Interactions médicamenteuses

Introduction

  • Les interactions peuvent survenir lors de consommation occasionnelle ou régulière d’alcool.
  • La prescription de plusieurs médicaments accroît généralement le risque d’interaction.

Mécanismes

  • Dépression du système nerveux central (SNC)
    • L’alcool accroît l’effet des médicaments suivants : sédatifs et anxiolytiques, somnifères, antidépresseurs à effet sédatif, antihistaminiques, antipsychotiques, anti-épileptiques et opioïdes.
    • Des doses modérées d’alcool peuvent déjà avoir de graves conséquences lors de la conduite de véhicules. Même en dessous de la limite de 0.5‰ (en Suisse), elles peuvent provoquer une élévation du temps de réaction.
    • La consommation d’alcool associée à des médicaments qui entraînent une dépression respiratoire (benzodiazépines, opioïdes, Distraneurin®) est encore plus dangereuse, car les effets respectifs se potentialisent mutuellement. Le pronostic vital peut être engagé.
  • Lésions de la muqueuse gastrique
    • Tant l’alcool que l’acide acétylsalicylique et les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent causer des lésions de la muqueuse gastrique, leurs effets s’additionnant probablement. Cette interaction, quoique mal documentée, mérite néanmoins qu’on y prête attention.
  • Motilité gastrique
    • L’absorption de l’alcool dans l’estomac est rapide dans un premier temps, puis elle ralentit avant d’augmenter à nouveau dans l’intestin grêle. Tous les médicaments qui accélèrent la vidange gastrique sont donc susceptibles d’augmenter le taux d’alcoolémie (p.ex. Motilium®, Paspertin® et érythromycine).
  • "First-Pass"- métabolisme gastrique
    • L’alcool étant partiellement métabolisé par l’alcool déshydrogénase (ADH) au niveau de la muqueuse gastrique, il est probable que les médicaments qui bloquent l’ADH peuvent augmenter le taux d’alcoolémie (p.ex. ranitidine = Zantic® et acide salicylique). Ce mécanisme est controversé, mais il est plus prudent d’en tenir compte.
  • Débit sanguin gastro-intestinal
    • L’absorption de l’alcool augmente de 26% s’il est ingéré conjointement à l’acide salicylique après le repas. Ceci est dû à une augmentation de la vascularisation de la muqueuse gastrique pendant la digestion.
  • Métabolisme hépatique
    • Le cytochrome CYP2E1 tient une place primordiale puisqu’il intervient dans la métabolisation de divers médicaments, tels l’isoniazide ou le paracétamol. La consommation régulière d’alcool exerce un effet inducteur sur le CYP2E1. En cas de consommation chronique, la métabolisation de l’alcool et de ces médicaments est accrue. Il faut être vigilant en cas d’abstinence temporaire, car le CYP2E1 est alors entièrement disponible pour métaboliser des médicaments. La toxicité du paracétamol relève de ce mécanisme.
        La CYP2E1 peut générer des dérivés réactifs de l’oxygène toxiques, p.ex. produire des métabolites toxiques à partir de solvants industriels. La toxicité hépatocellulaire du méthotrexate est probablement renforcée par l’activité de la CYP2E1 induite par l’alcool.
  • Effet « antabuse »
    • L’acétaldéhyde produit lors de la métabolisation de l’alcool est hautement toxique. Normalement, il est rapidement éliminé par l’aldéhyde déshydrogénase mitochondriale, enzyme dont l’activité se trouve cependant réduite en cas d’abus chronique d’alcool.
    • Certains médicaments réduisent l’activité de cette enzyme et peuvent donc provoquer une réaction de type antabuse. C’est notamment le cas pour :
      • Mandokef® (céfamandole)
      • Flagyl® (métronidazole)

 

Impressum

    • Initial wird im Magen Alkohol rasch resorbiert, später erfolgt die Resorption relativ langsam auch wenn die Alkoholkonzentration des konsumierten Getränks hoch ist. Im Dünndarm wird der Alkohol allgemein sehr rasch resorbiert. Alle Medikamente, welche die Magenentleerung beschleunigen, können den Blutalkoholspiegel erhöhen (z.B. Motilium®, Paspertin® und Erythromycin).